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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 20:30

 

 

 

ENQUÊTE  

http://www.radio-canada.ca/regions/saskatchewan/2010/09/24/002-enquete-medecins.shtml

 

CANADA

 

 

http://www.radio-canada.ca/regions/saskatchewan/2010/09/24/002-enquete-medecins.shtml

 

Le Collège des médecins et des chirurgies de la Saskatchewan mène des enquêtes sur 20 de ses membres. De plus, cinq médecins de la province font face à des accusations pour mauvaises conduites.

Selon le regroupement professionnel, il s'agit de cas isolés et d'exceptions. Le Collège qualifie tout de même la situation de grave.

Les enquêtes sur les médecins ont été ouvertes à la suite d'allégations diverses allant d'agressions sexuelles sur des patients à des cas présumés de mauvaise gestion de dossiers médicaux. Les dénonciations sont souvent faites par des patients, mais aussi par des collègues.

 

 

 

Le registraire adjoint du Collège, Bryan Salte, rappelle que son organisme a 1900 membres et que les cas de comportements inopportuns ne touchent qu'une infirme proportion des médecins. La plupart d'entre eux ont une éthique irréprochable, dit-il.

La semaine dernière, la médecin Mary Nagai a été accusée d'avoir falsifié des documents.

Au cours des derniers mois, des comportements inappropriés de médecins ont d'ailleurs fait la manchette. Le radiologiste Darius Tsatsi de la région de Yorkton a perdu son droit de pratique parce qu'il n'avait pas les connaissances et les compétences nécessaires. À Regina, le médecin Edward Poon a été reconnu coupable d'attouchements inappropriés envers deux patientes, un jugement qu'il conteste en cour.

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 08:11
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 08:57

http://nicolassainmont.typepad.fr/nicolas-sainmont/2010/03/tr-lettre-hebdomadaire-de-lunof.html





LES ATTAQUES RÉPÉTÉES CONTRE LA RADIOLOGIE DISSUADENT LES JEUNES DE S'INSTALLER,
DÉNONCENT LES JEUNES CONFÉDÉRÉS





A la suite de la suppression du forfait archivage en imagerie, la CSMF jeunes médecins dénonce le décalage entre le discours politique sur le plan cancer et la réalité.



Le but est d'économiser 150 millions d'euros pour résorber un déficit de 24 milliards en 2009 et prévu à 30 milliards en 2010. 




La radiologie se trouve dans une situation de crise avec la fermeture inédite de plusieurs cabinets, rappellent les jeunes confédérés, avec des conséquences sur le maillage territorial et la campagne de dépistage du cancer, si bien que les jeunes radiologues sont dissuadés de s'installer en libéral.


Il y a 8 ans, 90% des internes et chefs de clinique de radiologie s'installaient dans le libéral, contre moins de 30% actuellement. 




Il est évident que les réformes récentes découragent de s'installer et de s'endetter lourdement. Est-ce le but recherché pour achever l'étatisation de la médecine ?, s'interroge la CSMF jeunes médecins. Les jeunes radiologues n'y croient plus, la confiance est rompue avec l'Etat et ils le font savoir largement à leurs patients. Les Jeunes confédérés invitent les tutelles et politiques à réagir avant qu'il ne soit trop tard. 
Lire le communiqué de la CSMF jeunes médecins


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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 18:21




VIRTOBOT

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=11874820





L'Uni de Berne révolutionne la médecine légale

10.03.2010 18:02
"Virtobot" premet de cartographier les cadavres, sans avoir à les ouvrir. [Keystone]
Des chercheurs de l'Université de Berne ont développé un robot qui pratique des autopsies sans ouvrir le cadavre. Les données sont enregistrées, ce qui permet d'y avoir accès des années plus tard en cas de réouverture du dossier.

"Virtobot" est un robot industriel développé dans le cadre du Pôle de recherche national "Co-Me - Médecine et interventions chirurgicales assistées par ordinateur". Il fournit aux médecins légistes une image extrêmement précise et en trois dimensions des cadavres, a indiqué mercredi le Fonds national suisse (FNS).

A l'Institut médico-légal de l'Université de Berne, le laboratoire "Virtopsy" - pour "virtual autopsy" - est spécialisé dans le développement de nouvelles techniques de relevé d'empreintes légales sur les cadavres. Il s'appuie pour ce faire sur l'imagerie par résonance magnétique (IRM) et la tomodensitométrie (TDM).

Le robot projette des bandes lumineuses sur le cadavre à examiner. Les formes du corps ainsi mises en évidence sont enregistrées en haute résolution à l'aide d'un appareil photo numérique stéréoscopique.

Ces images de surface sont ensuite combinées aux données tomodensitométriques. Les médecins légistes disposent ainsi d'une image extrêmement précise et en trois dimensions du corps, qui leur permet d'en examiner l'extérieur ainsi que l'intérieur sous tous les angles, depuis l'écran d'un ordinateur.

ats/jeh







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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 09:05
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 16:50
Édition du lundi 1 février 2010
Le fils d'un patient décédé poursuit l'urgentiste

DR

 

Beziers. JusticeLe fils d'un patient décédé poursuit l'urgentiste




Il est venu de Nîmes, où il est toujours praticien hospitalier. Rattrapé par le décès d'un patient, en 1998, huit jours après qu'il l'a examiné aux services des urgences du centre hospitalier de Béziers.


Le 23 juillet de cette année là, un homme d'origine espagnole, âgé de 60 ans, se présente avec son fils au service des urgences.


 Il se plaint d'une douleur au cou. Le médecin de garde l'ausculte, constate l'inflammation de la gorge, et l'envoie chez l'ORL de l'hôpital. Celui-ci confirme la pharyngite sévère et lui prescrit des médicaments. Le retraité rentre chez lui.

Mais son état ne s'améliore pas. Son médecin traitant l'oriente alors sur le cardiologue.

 Son diagnostic est immédiat : l'homme, qui a des antécédents cardiaques, est en train de faire un infarctus du myocarde. Transfert
en cardiologie à Montpellier. Le 27 juillet, le sexagénaire subit une angioplastie.

Le 31 juillet, on juge son état stabilisé et on le renvoie en convalescence sur Béziers. Le retraité décède dans la nuit, à minuit trente, d'un arrêt circulatoire.

Depuis, son fils n'a de cesse de dénoncer une faute médicale.

 Débouté par le tribunal administratif, il porte plainte en 2001 devant le tribunal correctionnel, pour faute pénale cette fois.

Il estime que son père est mort à cause d'une erreur ou d'un retard de diagnostic et de soins adéquats. Une information judiciaire est ouverte.

Le Parquet prononce un non-lieu concernant le médecin ORL mais poursuit l'urgentiste, âgé de 47 ans et médecin depuis 1989.


Les trois experts estiment qu'il s'agissait d'un malade à haut risque, et dans ce cas, toutes douleurs thoraciques avec irradiations dans la gorge, signes classiques d'un infarctus, doivent donner lieu à des examens poussés.

Ils concluent à « la faute dans le diagnostic et à des négligences qui ont provoqué des nécroses myocardiaques massives qui ont provoqué le décès ».

 Le praticien estime avoir fait son travail correctement :

 « Ni le fils, ni le père ne m'ont parlé de douleurs thoraciques ou du passé cardiaque du patient ; je n'ai décelé aucune tachycardie ;

je ne savais pas non plus que ce monsieur était diabétique, ce qui peut neutraliser les sensations de douleurs ;

 je n'avais aucune raison de demander un IRM ou d'autres examens, qu'il faut d'ailleurs justifier, surtout en plein mois de juillet, quand 200 patients défilent dans le service. »

 Le fils du défunt brûle d'intervenir :

« Si j'ai signalé les douleurs au thorax mais il a expédié l'examen au beau milieu de la foule.

Il n'y a pas eu de vraie auscultation, juste "ouvrez la bouche" ! Pareil chez l'ORL, j'ai insisté pour qu'elle prescrive un médicament de plus ! ».


Pour le vice procureur Henri Bec, « le b.a.-ba d'un examen et d'un diagnostic sérieux n'a pas été respecté. La conclusion des experts est claire :

 le décès est la conséquence directe de ces négligences. Le fils du défunt évoque une impression de je m'en foutisme général ! »


 Il requiert 12 à 18 mois de prison avec sursis et 7 000€ d'amende.

Compte-rendu d'audience Annick KOSCIELNIAK
   Agrandir le texte 
vos reactions

01/02/2010 à 11h30 | Mandrake  

C'est le médecin traitant qui a envoyé cet homme chez le cardiologue car il connaissait ses antécédents et pouvait donc mieux apréhender ce patient dans sa globalité. La morale de cette histoire est qu'il n'est pas opportun de ce présenter aux urgences dès lors que l'on est pas en situation d'urgence vitale surtout quand on connait le niveau de sur-activité de ce genre de service hospitalier

01/02/2010 à 06h20 |  

Il est vrai que dans la foulée, ce genre de banalisation d'urgence arrive, sous estimation du problème... la pression de leur boulot. Ca m'est arrivé, mais coup de chance, l'hopital et les urgences n'avaient pas grand monde ce soir là, une fois ou j'ai appelé pour une alerte inquiétante, étant couché a nouveau avec des douleurs annonçiatrices de problèmes cardio, on m'a répondu de me rendre chez mon généraliste pour qu'il me prescrive des radios...NO COMMENT...

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 13:31
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 18:26
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 18:14

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http://www.radio-canada.ca/regions/saskatchewan/2009/07/28/001-Tsatsi-resultats.shtml


http://www.radio-canada.ca/regions/saskatchewan/2009/07/28/001-Tsatsi-resultats.shtml




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Saskatchewan Examens de radiologies à réinterpréter

De mauvais diagnostics

Mise à jour le mardi 28 juillet 2009 à 11 h 32

Dr Darius Tsatsi

Dr Darius Tsatsi (archives)

Certains des tests faits par le radiologiste Darius Tsatsi de Yorkton auraient pu compromettre la santé de patients.

Lundi, les régies de la santé Sunrise et Prince Albert Parkland ont fait le point sur le processus de révision de près de 70 000 examens que ce médecin a effectués avant d'être suspendu, en mai dernier. Une partie seulement de ces tests ont pu être révisés pour l'instant.

La régie de la santé Prince Albert Parkland a revu 384 examens du Dr Tsatsi. Dans huit cas, de mauvais diagnostics auraient pu nuire à la santé de patients.

De son côté, la régie de la santé Sunrise a analysé de nouveau 2550 tests, dont 116 auraient pu compromettre les soins dispensés. Son président-directeur général, Joe Kirwan, dit regretter la lenteur du processus de révision des examens. Il s'excuse pour l'angoisse que cela pourrait susciter chez les patients.

Ceux dont un examen de radiologie sera révisé recevront prochainement une lettre de leur régie de la santé pour connaître l'état de leur dossier. Certains patients pourraient toutefois attendre jusqu'en mars prochain.

D'ailleurs, le Dr Tsatsi précise qu'il consultera ses avocats avant de réagir à ses premiers résultats. Il souhaite qu'un expert indépendant revoie les tests litigieux. La semaine dernière, il a déclaré être aussi compétent que la moyenne des radiologistes.

 
 


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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 05:12

RADIOLOGIE. Depuis le 12 mars, les radiologues observent une grève des télétransmissions

Actes «en soldes»

Président du syndicat des radiologues des Landes, le docteur Éric Chavigny craint que les nouvelles cotations entraînent la disparition des cabinets de proximité. (photo loïc dequier)
Président du syndicat des radiologues des Landes, le docteur Éric Chavigny craint que les nouvelles cotations entraînent la disparition des cabinets de proximité. (photo loïc dequier)

Les radiologues libéraux sont ces temps-ci particulièrement échaudés. Après le lancement d'une pétition pour réclamer une seconde IRM à Dax où le délai d'attente atteint les 78 jours, la plupart suivent depuis le 12 mars une grève des télétransmissions. Plus de feuilles de soins électroniques transmises aux caisses, mais le bon vieux papier remis aux patients informés dans la foulée du pourquoi de ce mouvement d'humeur.

La consigne émane en fait de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR) et vise à protester contre une décision prise par l'UNCAM (1) le 12 février et appliquée depuis le 12 mars : à partir du deuxième acte réalisé au cours d'un même rendez-vous, une décote de 50 % intervient. L'acte le plus coûteux est coté à 100 %, puis les autres à 50 %. Une mesure qui s'appliquait déjà dans d'autres spécialités, mais qui semble inadmissible et périlleuse aux radiologues. « Quand un patient vient chez nous, on réalise souvent plusieurs examens avec diverses techniques, commente le docteur Éric Chavigny, président du syndicat des radiologues des Landes et représentant régional de la FNMR. En matière de dépistage du cancer du sein, ce sera une mammographie suivie, si le sein est trop dense, d'une échographie. Si nous voulons continuer à coter les actes comme avant, il faudrait faire revenir les gens. Il s'agit seulement d'une mesure comptable qui n'a rien de médical. Des soldes à perte pour des actes réalisés sur mesure par du personnel qualifié! Sachant que nous avons des taux de charge très élevés de l'ordre de 40 à 50 % . »

Les radiologues, dont les revenus ne sont pas les moins élevés parmi les spécialistes, ne dénient pas la nécessité de faire des économies pour soulager la Sécurité sociale. Mais ils s'opposent à cette décision « unilatérale » et demandent au ministère de la Santé l'ouverture de négociations. « Notre syndicat avait proposé un plan d'économie de 150 millions d'euros sur trois ans basé sur des propositions médicales, reprend le docteur Chavigny. Il a été rejeté par les caisses. »

Cabinets menacés

Au-delà de la perte de revenus, les professionnels craignent les effets de cette nouvelle règle sur les cabinets de proximité, voués selon eux à disparaître au profit des grands centres. « Dans les Landes, il ya dix cabinets dont plusieurs secondaires comme à Saint-Paul-lès-Dax ou Mimizan. Cette décote va les fragiliser.

À terme, les patients devront se rendre à Bayonne ou Bordeaux pour effectuer les examens. Et il ne faut pas oublier que nous employons au total 120 personnes. »

Une menace sur les cabinets secondaires que nuance le directeur de la CPAM des Landes, Yves Coulombeau : « Je déplore ce mouvement de grève national, car il nous met tous en difficulté sur le plan local , alors que nous entretenons de très bons rapports avec les radiologues avec de très bons résultats pour le dépistage de cancer du sein. Dans le cadre des actes associés, la règle générale s'applique en effet depuis le 12 mars à leur profession. Je comprends le mouvement de grogne, mais la grève des télétransmissions pèse surtout sur l'assuré qui bénéfice d'un remboursement moins rapide et moins sécurisé. Mais ce n'est pas nous qui avons la solution. »

Selon la CPAM, depuis le début du mouvement, le pourcentage des télétransmissions est passé de 80 à 60 % dans le département. Au plan national, la FNMR annonce d'autres actions sur les plans médiatique et juridique.

(1) Union nationale des caisses d'assurance maladie.

Auteur : emma saint-genez
e.saint-genez@sudouest.com

Tags : Landes Santé Médecine Maladies saint-paul-lès-dax mimizan Actualité
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Commentaires affichés de 1 à 2 sur 2
Eric Eric

le 03/04/2009 à 13h39

je suis moi-même radiologue et je vous joins le courrier envoyé à Mme Bachelot le 1er mars et resté sans réponse jusqu'alors.


Docteur Eric BOCCHIALINI
ANCIEN INTERNE DES HOPITAUX DE RENNES
RADIODIAGNOSTIC ET IMAGERIE MEDICALE
CERIM
Rue Thore
40100 Dax
0558904344
Eric.bocchialini@orange.fr
N°401018452


Dax, le 1er mars 2009,
Madame la ministre de la santé
8 av de Ségur
75700 Paris

Madame la Ministre,



Je me permets de vous écrire aujourd'hui afin de vous exposer la réalité d'un groupe de radiologues libéraux du Sud-Ouest, installés dans une sous-préfecture connue pour son thermalisme, son équipe de rugby et ses férias qui ne vous sont pas inconnues.



Depuis plusieurs années, les radiologues libéraux avec l'aide de leur syndicat professionnel, la FNMR (fédération nationale des médecins radiologues), se sont engagés dans des démarches de qualité sans précédent dans le monde médical jusqu'alors :

contrôle externe semestriel des installations mammographiques
contrôle interne journalier des installations mammographiques
contrôle externe quotidien des ostéodensitométres ( seuls les radiologues y sont soumis...)
formations obligatoires sous l'égide de FORCOMED( association de formation des médecins spécialistes et de leurs collaborateurs) (dépistage du cancer du sein, échographie obstétricale, radioprotection) du personnel médical et paramédical des cabinets
transmission annuelle des NRD (niveaux de référence diagnostiques) à l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire)
accréditation des sites
archivage local des examens radiologiques
etc...



Toutes ces procédures de contrôle et de formation coûteuses en temps (obligation de trouver un remplaçant, le cas échéant fermeture d'un poste de travail) et financièrement (appareillage à renouveler, système de contrôle, procédures internes à mettre en place, intervenants extérieurs à rémunérer pour les missions de contrôle), ont été acceptées par les radiologues libéraux permettant une uniformisation des pratiques sur le territoire français, gage de qualité et de sécurité.



Malheureusement l'ensemble de ces efforts et leurs conséquences positives pour les patients n'ont été que très rarement relayés et sont rapidement oubliés lors des différentes négociations tarifaires.



Je me permets de vous rappeler que lors des dix dernières années, nous avons , alors que nous procédions à la mise en place de toutes les mesures sus-citées, subi deux baisses consécutives du Z radiologique entre 1997 et 2002, et une refonte complète de la nomenclature avec application depuis 2005 de la CCAM (codification commune des actes médicaux)




En parallèle, la communication de l'IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales), relayée par différents médias, sur le salaire des radiologues ignore allègrement le poids des charges des cabinets (matériel et personnel) et met en avant des résultats de chiffre d'affaire auxquels ne sont pas retranchés les 60% moyens de frais de fonctionnement. Je vous renvoie aux chiffres de revenus déclarés par les radiologues auprès de la CARMF (caisse autonome de retraite des médecins de France), base du calcul des cotisations de retraite et représentation fidèle du revenu des radiologues, bien en deçà des chiffres avancés par différents syndicats ou médias, qui en plus datent de 2005 ; or le revenu des radiologues baisse depuis cette date.



D'un point de vue plus général, je vous rappelle les réalités de la démographie médicale, en particulier radiologique. La moyenne d'âge des radiologues en France est de 52-53 ans et 25% (un quart!) actuellement en exercice seront partis à la retraite d'ici 10 ans.
Bien que notre structure soit reconnue comme excellente, nous sommes nous mêmes à la recherche de radiologues depuis 5 ans et après deux départs dont un récent à la retraite, nous ne trouvons pas de nouvel associé. Pour tout dire, nous n'avons pas de contact avec d'éventuels confrères malgré de multiples annonces passées dans les relais spécialisés. Nous sommes donc directement et cruellement confrontés à cette pénurie rendant de plus en plus difficile notre mission première de service public : accueillir les patients. Le corollaire immédiat est l'allongement des délais de rendez-vous remettant en cause la précocité des diagnostics synonyme d'efficacité thérapeutique, en particulier dans la pathologie cancéreuse.



Bien sûr, je n'aurai pas la désobligeance de vous rappeler le classement européen (Turquie comprise!) de la France en terme d'équipement lourd...alors que le "plan cancer "préconise un délai de rendez-vous en IRM de 15 jours, à Dax, il est porté à 78 jours. Nous avons fait plusieurs demandes d'autorisation d'équipement IRM...sans succès.



Aujourd'hui j'apprends qu'a été négociée et signée entre la CNAM (caisse nationale d’assurance maladie) et MG France (syndicat de médecins spécialistes en médecine générale) une baisse des cotations d'actes radiologiques associés sans tenir cas des propositions de la FNMR, syndicat des médecins radiologues au plus près de la réalité du travail, des exigences, des devoirs et des engagements des radiologues libéraux. Viendrait-il au secrétaire d'État aux transports l'idée de négocier avec le syndicat des chauffeurs routiers pour réglementer le fret maritime?










Alors Madame la Ministre, je m'inquiète.
Je suis en effet un médecin spécialiste radiologue de 42 ans, installé en secteur I (conventionné SANS dépassement d'honoraires), acceptant TOUS les patients quelque soit leur couverture sociale (bénéficiaires de la CMU (couverture médicale universelle) inclus), participant activement (1ere, 2eme lectures , UCPO) à la campagne du cancer du sein dont les résultats départementaux sont largement positifs aux vues des indicateurs nationaux d'efficacité. Finalement depuis 10 ans, je n’ai vu que des restrictions se mettre en place, jamais aucun encouragement.



Quel est mon avenir ?

1)travailler plus comme je l'entends en discours politique ? Le repos vous le savez est le gage d'une efficience intellectuelle accrue et donc indispensable à la pratique médicale.

2) Travailler plus longtemps? Les médecins partent à la retraite à 65 ans...peut être faudra-t-il qu'ils attendent 75 ans ou plus...avec quelle crédibilité ?


3)Fermer notre structure et diminuer l'accès de proximité aux soins de qualité? Cela va à l'encontre de la philosophie du serment d'Hippocrate que nous avons prêté et met en péril à court terme les indicateurs de santé qui font que la France est un pays où la population vit le plus longtemps et dans de bonnes conditions sanitaires (bien que ce dernier point ait été récemment remis en cause...avec une meilleure efficience des pays du nord de l'Europe).

4)Diminuer les investissements et les charges de notre structure radiologique...pourtant les vingt-neuf emplois directs générés par notre activité médicale sont à l'heure actuelle pérennes, combien de temps ?


5)Renoncer à participer au dépistage du cancer du sein en tant que premier et second lecteur, générateur de frais importants. C'est alors renoncer à l'amélioration de la survie de ce cancer. Les femmes apprécieront...

6) Partir travailler à l'étranger...peut être faudra-t-il y réfléchir ...



Voici quelques considérations, Madame la Ministre, que je voulais vous exposer avant que vous ne rendiez votre arbitrage sur cette baisse de la tarification des actes radiologiques associés. La maîtrise comptable simpliste n'est probablement pas la solution à retenir. Ses conséquences seront immédiates et désastreuses pour la radiologie libérale de proximité et de qualité que nous pratiquons au quotidien.











Aussi pour pouvoir rendre un arbitrage éclairé, je vous demande de bien vouloir recevoir les représentants nationaux de notre syndicat la FNMR, afin qu’ils puissent vous exposer l’accord d’économies en imagerie obtenu dans une logique de responsabilité face aux difficultés de l’Assurance Maladie, après six mois de négociations avec les caisses d’assurances maladies et reposant sur une maîtrise médicalisée. Cet accord :
-renforce les bonnes pratiques et la qualité des soins au bénéfice des patients
-est chiffré à hauteur de 100 millions d’euros d’économie et finalisé
-n’attend plus que la validation des Tutelles


Mais je ne suis qu'un radiologue de province dont l'avis et la voix ont peu de chance d'être entendus à Paris...


Je vous remercie de l'attention que vous porterez à ce courrier et vous prie d'agréer, Madame la Ministre, l'expression de ma considération.


Dr Eric BOCCHIALINI


Co-signataires.


Dr Philippe BERTHELE Dr Eric CHAVIGNY
radiologue radiologue
rue Thore rue Thore
401400 Dax 40100 Dax




Dr François DARMAILLACQ Dr Christian HERNANDEZ
radiologue radiologue
rue Thore rue du théâtre
401400 Dax 40200 Mimizan



Dr Bertrand MARQUE Dr Bruno MERCUSOT
radiologue radiologue
rue Thore avenue de la liberté
401400 Dax 40990 St Paul les Dax




Dr Jean-Louis PARRENS
radiologue
rue Thore
401400 Dax


N.B. ce courrier est transmis aux différents relais médiatiques et politiques concernés.
 
STELLA STELLA
LABENNE
le 03/04/2009 à 11h49

pas question d'aller à BORDEAUX..OU BAYONNE.. les cabinets de radiologie de proximité sont INDISPENSABLES..habitant la côte Sud...je suis déjà par le passé aller.... àBAYONNE en radiologie..perte totale de l'aprés-midi pour une écho....je suis allée dans un cabinet de proximité (8kms de mon domicile.;ce premier avril ..même examen..)..UNE HEURE..(examen compte -rendu..)Mme BACHELOT...EXAGERE..aprés s'en être pris aux gynécos, aux Urgences....etc....Qu'ELLE ARRETE DE TOUT CASSER.....et qu'elle s'ocupe de du retour d e la Tubercolose, (super pour un pays moderne!!!!!!!) et d'autres gros problèmes.....
 
 
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