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fMRI BRAIN , IRM FONCTIONNELLE CEREBRALE

Jeudi 30 août 2007 4 30 /08 /Août /2007 16:48
Par SPINNEUR - Publié dans : fMRI BRAIN , IRM FONCTIONNELLE CEREBRALE
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Vendredi 10 août 2007 5 10 /08 /Août /2007 16:45
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http://www.dimag.com/showNews.jhtml?articleID=201202387&cid=DIMAG-news-weekly-080707

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  fMRI   IRMf Schizophrénie brain Le-Buet  Mont-Blanc-des-dames   IRM  MRI

Schizophrenic patients who hear voices demonstrate abnormalities in 
voice-processing brain regions

MRI has helped researchers identify structural and functional abnormalities in the brains of people experiencing schizophrenic auditory hallucinations. The defects clustered in areas of the brain responsible for processing voices.

 

Dr. Luis Martí-Bonmatí, chief of MR, and colleagues at Dr. Peset University Hospital in Valencia, Spain, imaged the brains of study participants as they listened to a recording of either neutral or emotionally charged words that are frequently heard by psychotic patients with auditory hallucinations.

 

Compared with 10 healthy subjects, 21 participants diagnosed with schizophrenia revealed brain image irregularities. In this group, brain function was marked by an increased hemodynamic response in the temporal lobe. Structurally, gray matter volume in auditory processing regions was lower.

 

"The results showed that, in this group of patients, there are abnormalities in a specific area related with our capacity to process human voices," Martí-Bonmatí said. "The principal advantage of our study is to combine, for the first time, functional and structural abnormalities in a very well defined subgroup: patients with chronic auditory hallucinations."

Brain Scan Images

Highlighted areas in functional MR coincidence maps indicate increased activation associated with emotional auditory stimuli and decreased gray matter volume. Yellow areas represent greater values for functional and morphometric statistical source images. Selected clusters can appear in white matter by means of partial volume effects after spatial smoothing. (Reprinted with permission of Radiology)

 

Although the researchers expected a relationship between structural and functional aberrations, they were surprised to find so many coinciding areas that followed the same pattern: structural reduction of gray matter volume and functional overactivation.

 

The coinciding areas included large clusters in the left and right middle temporal and left and right superior temporal gyri and smaller areas in the left posterior and right anterior cingular gyri, left inferior opercular frontal gyrus, and right middle occipital gyrus.

 

The authors suggest that overactivation and corresponding gray matter deficits in the limbic and frontal brain of schizophrenics reflects a dysfunctional emotional response to spoken words. The study was published in the August issue of Radiology (2007;244:549-556),

 

These results point to a promising future for the use of MRI in the treatment of schizophrenia, according to Martí-Bonmati. With the potential to visually pinpoint abnormalities, MRI could prove useful as a diagnostic and follow-up tool to evaluate treatment for people with the disorder, which is characterized by hallucinations, delusional thoughts, paranoia, disorganized thinking, and other cognitive difficulties.

 

Approximately 1% of the world's population suffers from schizophrenia, according to the National Institute of Mental Health. Although it is treatable, the condition is not curable.

 

The researchers hope their findings will stimulate research aimed at identifying a visual diagnostic marker for the disease.

 

"We believe that understanding the neural abnormalities responsible for the pathogenesis of schizophrenia requires a precise determination of the extent and distribution of abnormalities in both brain anatomy and function. The MR coincidence map approach progresses in this direction," Martí-Bonmati said. "Using MRI to mark brain regions that are affected in both structure and function will help pinpoint specific abnormalities associated with the disease and ultimately enable more effective treatment."

 

For more information, refer to these articles from the Diagnostic Imaging archives:

 

Report from SNM: Hybrid PET/MR imaging of brain debuts at annual meeting

Brain imaging specialists concentrate on connectivity, activation, and microangiopathies

Multiple modalities explore schizophrenia

MRI reveals early brain changes linked to schizophrenia

 



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Jeudi 9 août 2007 4 09 /08 /Août /2007 15:44
Déviance ordinaire du parler, le lapsus intéresse également les chercheurs travaillant sur les aphasies. «Du fait d'une lésion cérébrale, certains patients peuvent par exemple avoir du mal à utiliser les verbes plus que les noms, explique François-Xavier Alario, du laboratoire de psychologie cognitive de l'Université de Provence, qui étudie la production de langage en recourant aussi à l'imagerie fonctionnelle par résonance magnétique (IRM). On comprend alors que le cerveau ne traite pas de la même manière les noms et les verbes, qu'ils ne correspondent pas aux mêmes aires cérébrales.» Le traitement des verbes pourrait ainsi relever de zones plus frontales que celui des noms. fMRI    IRMf
Déviance ordinaire du parler, le lapsus intéresse également les chercheurs travaillant sur les aphasies. 

«Du fait d'une lésion cérébrale, certains patients peuvent par exemple avoir du mal à utiliser les verbes plus que les noms, 
explique François-Xavier Alario, du laboratoire de psychologie cognitive de l'Université de Provence, qui étudie la production de langage en recourant aussi à l'imagerie fonctionnelle par résonance magnétique (IRM). 

On comprend alors que le cerveau ne traite pas de la même manière les noms et les verbes, qu'ils ne correspondent pas aux mêmes aires cérébrales.» 
Le traitement des verbes pourrait ainsi relever de zones plus frontales que celui des noms






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Jeudi 9 août 2007 4 09 /08 /Août /2007 15:37

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Les «dérisoires lapsus de la langue», comme l'a écrit Antonin Artaud, aiment les hommes politiques.
 
«Je veux mettre au service des 

injustices
 

plus de moyens» 

affirme un Nicolas Sarkozy qui n'est pas encore Président, le 16 avril 2006, sur France 2.

. Maison de WOLFEBORO 
VISITE GUIDEE

Les vacances de

monsieur CULOT

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/270934.FR.php
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Mercredi 8 août 2007 3 08 /08 /Août /2007 21:03
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http://www.liberation.fr/transversales/weekend/257845.FR.php


IRM
MRI 
fMRI
IRMf 
Lapsus 
language
langage 
lapsus linguae





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Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /Juil /2007 19:06
Les autoroutes du cerveau de plus en plus accessibles
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13 juillet 2007 10:23

 

 
Montage photo réalisé le 26 juin 2007 de deux vues en 3 dimensions du corps calleux obtenues par IRM avec tenseur de diffusion,
Montage photo réalisé le 26 juin 2007 de deux vues en 3 dimensions du corps calleux obtenues par IRM avec tenseur de diffusion,. [© AFP/Frédy-Montfort]
 
 
"Pendant 45 ans, j'ai entendu les fibres du cerveau crisser sous mon scalpel. 
Et voici qu'elles m'apparaissent, magnifiques! Je n'en crois pas mes yeux!".

Cet éblouissement, le Pr Jean Talairach, premier cartographe des cerveaux humains et inventeur de la chirurgie stéréotaxique au Centre Hospitalier Sainte-Anne à Paris, en faisait part peu avant son décès, en mars dernier. Au fur et à mesure que s'affinaient les clichés IRM en trois dimensions des "autoroutes cérébrales de l'information".

Déjà, les images de ces fibres ont émergé çà et là dans le monde. Mais la précision obtenue par le Pr Daniel Frédy et l'équipe de neuro-radiologie de Sainte-Anne, permet une interprétation remarquable des séquelles des traumatismes crâniens.

Tout commence en novembre 2005, lorsque le Pr Frédy présente lors du Congrès national sur le handicap cérébral, des images obtenues sous IRM en tenseur de diffusion à vue tridimensionnelle, avec Sebastian Rodriguo, chef de clinique et surdoué de l'informatique.

En avril 2006, l'équipe y apporte une précision bien plus grande encore, selon une présentation devant la Société française de neuro-radiologie.

Cette belle "langouste", comme la nomme le Pr Frédy, en raison de sa forme vue du dessus ou de profil, c'est le "corps calleux", bande de millions de fibres souples qui relient les hémisphères cérébraux droit et gauche. Ici, intacte, là avec divers cas de fractures, témoins de traumatismes crâniens.

En avril 2007, l'équipe récidive en montrant les "faisceaux arqués", ces grands conducteurs de la pensée, en forme de "fer à cheval" couché et ouvert vers l'avant, dans chaque hémisphère cérébral, droit et gauche.

 

 
Photo obtenue en juin 2007 et réalisée par IRM avec tenseur de diffusion en 3D par le neuro-radiologue Daniel Frédy
Photo obtenue en juin 2007 et réalisée par IRM avec tenseur de diffusion en 3D par le neuro-radiologue Daniel Frédy . [© AFP/Frédy]
 
 

Et le Pr Frédy d'en expliquer le fonctionnement. "+J'entends+, dans la partie basse temporale; +je comprends+, dans la partie postérieure; +je conduis l'information+, dans la partie supérieure; +j'intègre la grammaire+ (je fais la différence entre sot, seau, ou saut) dans la partie antérieure frontale".

"Autre mouvement: +je vois+, dans la partie occipitale; +je rejoins le faisceau arqué+; +Je comprends+ dans la partie postérieure et ainsi de suite".

Que se passe-t-il en cas d'accident, de traumatisme crânien? Daniel Frédy et Jean-Claude Monfort, psychiatre, gériatre et neurologue à Sainte-Anne, évoquent deux exemples.

Premier cas: celui d'un jeune homme de 21 ans, plongé dans le coma à la suite d'un accident de voiture. Sous IRM avec tenseur de diffusion en 3D, on voit une rupture massive de fibres du corps calleux et du faisceau arqué.

Il souffre, depuis, de troubles neuro-psychologiques importants: problèmes de sommeil, de mémoire, perte d'initiative, céphalées, agressivité...

Autant de troubles généralement mis sur le compte de la psychologie, du "syndrome subjectif des traumas crâniens". "Comme si les victimes de ces lésions ne s'en remettaient pas psychologiquement", souligne le Dr Monfort.

"Alors que maintenant, on voit bien où est la faille. L'origine des troubles neurologiques est bien lésionnelle. Pas fonctionnelle".

Second cas: un traumatisme crânien chez une octogénaire, victime d'un accident (vélo contre camion) survenu douze ans auparavant. Traumatisme d'abord interprété comme le révélateur d'une maladie d'Alzheimer préexistante.

Car les troubles neurologiques dont elle souffre évoquent la démence.

Mais les images du Pr Frédy et de l'équipe de neuro-radiologie de Sainte-Anne, réalisées maintenant en quinze minutes, sont formelles: il n'y a pas de maladie d'Alzheimer!

Les fibres postérieures du corps calleux, détruites symétriquement en cas de maladie d'Alzheimer, sont bien présentes. En revanche, une fracture apparaît clairement sur la partie antérieure du corps calleux. La patiente présente en fait un syndrome frontal post-traumatique.

Ces avancées sur les autoroutes du cerveau, selon les deux médecins, "vont à coup sûr profondément modifier à l'avenir les diagnostics et traitements des personnes victimes de traumas crâniens".

 
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13 juillet 2007 10:23

 

 
 
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Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /Juin /2007 08:25

Selon une étude américaine, même une petite quantité de MDMA, plus connu sous le nom d’ecstasy, peut endommager le cerveau. Présentés lors de la réunion 2006 de la société de radiologie d’Amérique du Nord, ces résultats s’appuient sur des techniques d’imagerie médicale capables de visualiser l’impact de cette drogue directement dans le cerveau.

Attention à ne pas tout gober !

La drogue illégale nommée ecstasy désigne la molécule MDMA (3,4 méthylènedioxyméthamphétamine). De couleurs ou de formes variées, ces "pilules de l’amour" peuvent être associées à différents composés : amphétamines, analgésiques, hallucinogènes ou anabolisants. Outre une certaine euphorie et une exacerbation des sens, l’ecstasy est responsable d’un accroissement de la tension artérielle, de contractions de la mâchoire et de déshydratation.

Au niveau cérébral, cette molécule cible les neurones qui utilisent différentes substances chimiques pour communiquer, dont la sérotonine. Ce neurotransmetteur joue un rôle important dans de nombreux processus mentaux comme l’humeur ou la mémoire. Depuis plusieurs années, des études effectuées sur l’animal ont permis d’identifier les dégâts cérébraux d’une forte consommation régulière. Ces dégâts seraient chez l’homme à l’origine de dépressions, anxiétés, troubles du sommeil, confusions et pertes de mémoire1. Ces effets semblaient même toucher préférentiellement les femmes2. Aujourd’hui, les dernières techniques d’imagerie permettent de confirmer ce lien, même pour les personnes qui commencent tout juste à en consommer.

Des dégâts dès la première fois

L’équipe du Dr Maartje de Win, radiologiste au Centre médical académique de l’Université d’Amsterdam (Pays-Bas) a recruté 188 volontaires n’ayant jamais pris cette drogue mais étant à fort risque de devenir de prochains consommateurs3. Chez chacun d’eux, les techniques de neuroimagerie ont permis de précisé l’intégrité des cellules et de la circulation sanguine dans différentes zones du cerveau et plusieurs tests psychologiques ont été réalisés. Dix huit mois plus tard, 59 étaient devenus des utilisateurs (avec une moyenne de prise de 6 pilules) et 56 étaient restés des non-consommateurs.

L’étude a confirmé que de faibles doses d’ecstasy n’endommageaient pas sévèrement les neurones à sérotonine ou n’affectaient pas l’humeur. Mais il y avait quelques indications de changements subtiles de l’architecture des cellules et une diminution de la circulation sanguine dans quelques zones cérébrales. De plus, les tests ont révélé une diminution relative de la mémoire verbale évaluée par les tests.

"Nous ne savons pas si ces effets sont transitoires ou permanents. Par conséquent, nous ne pouvons pas conclure que l’ecstasy même en petites doses est sûre pour le cerveau, et les personnes doivent être informées de ce risque" précise le Dr De Win. Alors même si les fêtes de fin d’année riment parfois avec excès, évitez de céder à la tentation des "dancepils" !

David Bême

1 - Drug Alcohol Depend. 2006 Oct 28; [Epub ahead of print]
2 - Lancet. 2001 Dec 1;358(9296):1864-9.
3 - Annual Meeting of The Radiological Society of North America (Chicago) - le 27/11/2006 - Abstract SSE15-0

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Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /Mai /2007 09:25

une nouvelle découverte du marquis de 
Lapalisse !

lire stimule le cerveau !

Étude: lire Shakespeare stimule le cerveau Selon des tests de résonance magnétique effectués sur différents individus par des chercheurs de l'Université de Liverpool en Grande-Bretagne, la lecture des ouvrages de William Shakespeare (1564-1616) et de d'autres auteurs stimuleraient des parties dormantes du cerveau.

L'étude montre que la lecture des oeuvres de Shakespeare, qui a notamment écrit Roméo et Juliette, Hamlet, La tempête et Othello, réussirait à produire cet effet grâce à la syntaxe novatrice du dramaturge, qui reste tout de même facilement compréhensible pour les lecteurs.

«Lorsqu'un mot bouleverse le sens d'une phrase, le cerveau se met alors à travailler davantage et retrace le parcours qu'il vient de suivre afin d'améliorer sa compréhension du sens de la phrase», a expliqué aux médias le professeur Neil Roberts, qui travaille au département de l'imagerie par résonance magnétique de l'Université de Liverpool.

La prochaine étape pour le groupe de chercheurs sera de déterminer si la lecture d'ouvrages comme ceux de Shakespeare peuvent aider à prévenir la démence ou l'Alzheimer.



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Texte rédigé par : Christian Leduc
Publié dans BRANCHEZ-VOUS! le 21 décembre 2006 

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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /Mai /2007 19:55

Les muscles du bonheur
Pourquoi les scientifiques encouragent l’abus de bonne humeur

PAR DAN FERBER


Deux vers de terre sont assis sur le même canapé lors d’une soirée. Le mâle fait la conversation à la femelle en lui adressant des sourires enjôleurs. Deux autres lombrics les observent du coin de l’œil.

«Regarde-moi ça, Stéphane, dit l’un d’eux. Vincent est en train de faire de l’œil à Zelda, mais il parle au mauvais bout.»

John Allman rigole doucement en lisant la légende de ce dessin humoristique. Allongé dans l’obscurité, à l'intérieur d’un bruyant cylindre métallique, le neuroscientifique de l’Institut de technologie de la Californie (Caltech) regarde la création de Gary Larson sur un écran. Dans la pièce voisine, Karli Watson, une étudiante de 2e cycle installée derrière le pupitre de commande de l’appareil à résonance magnétique, enregistre l’activité cérébrale de John au moment où celui-ci saisit la blague. Bienvenue aux recherches sur l’humour, version XXIe siècle.

Qu’est-ce qu’il y a de si drôle?

L’humour est tellement au cœur de l’aventure humaine qu’on peut s’étonner que la science lui ait longtemps accordé aussi peu d’importance, préférant s’attaquer à des thèmes plus respectables comme le réchauffement planétaire, les astéroïdes qui menacent de tomber du ciel ou le danger des gras trans.

«Personne ne prend l’humour au sérieux», plaisante Ed Dunkelblau, docteur en psychologie, consultant en humour et ancien président de l’Association de l’humour appliqué et thérapeutique. Pourtant, récemment, à la consternation de certains de leurs collègues, une poignée de scientifiques comme John Allman ont décidé de partir courageusement à la découverte des ressorts de l’humour dans nos cerveaux.

Et ils les ont trouvés, enfouis profondément dans notre matière grise. L’humour, semble-t-il, met tout notre cerveau à contribution. De nombreux réseaux de cellules nerveuses y font circuler rapidement et efficacement les signaux qui nous permettent, par exemple, de saisir une blague. Ce sont en quelque sorte les «muscles» de l’humour: il nous en faut relativement peu pour rire des farces et gags burlesques style tarte à la crème, mais blagues, dessins humoristiques ou histoires drôles demandent plus de travail.

Aujourd’hui, grâce aux outils fournis par les neurosciences (IRM, tomodensitométrie et statistiques) et par la psychologie (questionnaires, étudiants cobayes et encore des statistiques), des chercheurs comme John Allman commencent à comprendre la manière exacte dont les muscles cérébraux de l’humour déterminent ce qui est amusant. Ils découvrent également que les exercer régulièrement aiguise l’intelligence. A lui seul, un régime de blagues ne vous permettra pas de rejoindre les grosses têtes de Mensa, mais de plus en plus d’études indiquent que votre esprit deviendra plus réceptif, plus alerte et plus créatif.

Exercez vos muscles cérébraux

Cette traque scientifique part d’une théorie de l’humour largement acceptée et fondée sur la notion d’absurdité. Prenez l’exemple suivant: «Pourquoi les requins n’attaquent-ils pas les avocats? Courtoisie professionnelle.»

La réponse à première vue n’a pas de sens et nous déconcerte brièvement. Elle est incongrue, absurde. Puis nous passons en revue nos archives mentales sur le langage, la syntaxe, la société où nous vivons et, tout à coup, le déclic se fait. Nous découvrons avec surprise un lien logique, souvent d’autant plus délicieux qu’il révèle une vérité rarement exprimée sur la nature humaine, et nous nous mettons à rire. Tout cela en une fraction de seconde – un exploit, même en tenant compte des hautes capacités du cerveau humain.

Les neuroscientifiques ont des raisons de penser que chacune de ces tâches mentales met en œuvre un muscle cérébral distinct. En l’exerçant, nous développons notre cerveau.

«Chaque expérience humoristique vous fait progresser un peu plus – parce que le cerveau a établi de nouvelles connexions neuronales», explique le Dr William Fry, pionnier des recherches sur l’humour et professeur de psychiatrie à la faculté de médecine de l’université Stanford.

A partir d’études de patients victimes de lésions cérébrales, les neurologues ont émis l’hypothèse que le lobe frontal droit du cerveau était essentiel à l’appréciation de l’humour. En 1999, Donald Stuss et Prathiba Shammi, neuropsychologues à Baycrest, un hôpital et institut de recherche de Toronto, ont voulu vérifier cette théorie. Après avoir sélectionné 21 patients, dont le lobe frontal droit ou une autre partie du cerveau était atteint, ils leur ont fait lire des textes involontairement humoristiques, comme cette pancarte affichée dans une chambre d’hôtel de Tokyo qui invitait les clients à «profiter de la femme de chambre».

Seuls les patients avec des dommages au lobe frontal droit n’ont rien vu là de drôle, même s’ils étaient encore capables d’apprécier le comique de gestes des farces burlesques. Ce qui tendrait à prouver que le lobe frontal droit n’est directement impliqué que dans les formes d’humour dit «intellectuel».

Pour repérer d’autres «muscles» de l’humour, des neuroscientifiques comme John Allman placent des volontaires (en bonne santé) à l’intérieur d’appareils d’imagerie par résonance magnétique, puis leur montrent des dessins humoristiques ou des comédies de situation. Les chercheurs peuvent alors observer des afflux sanguins dans différentes régions du cerveau.

Des mots au rire

Ce type d’études permet de dresser un nouveau portrait du fonctionnement cérébral de l’humour. En voici un résumé: quand vous entendez ou lisez une histoire drôle, le centre du langage dans l’hémisphère gauche du cerveau déchiffre la signification des mots, puis envoie le message au cortex frontal de l’hémisphère droit, où l’on retrouve, entre autres, la mémoire affective et sociale. L’information y circule jusqu’à ce que le déclic se fasse: vous venez de comprendre la blague. Dans les profondeurs du cerveau s’éveille alors une structure qui émet un flot de dopamine, un neurotransmetteur chimique qui fait partie du «système de récompense». Et, finalement, une région archaïque à la base du cerveau déclenche le rire.

John Allman et Karli Watson, à Caltech, viennent ainsi de découvrir un nouveau «muscle» important en étudiant par imagerie magnétique le cerveau de 20 volontaires (dont celui du neuroscientifique lui-même). Les «cobayes» ont visualisé 100 dessins humoristiques en appuyant chaque fois sur les boutons d’une manette pour indiquer leur degré d’amusement. Les deux chercheurs s’intéressaient particulièrement à deux zones du lobe frontal droit qui entrent en jeu lorsque nous réagissons intuitivement. Les résultats de l’étude décrivent pour la première fois comment l’humour est susceptible de changer notre cerveau et d’en augmenter les capacités intuitives. Selon cette recherche, l’activité cérébrale dans ces zones était d’autant plus forte que le sujet jugeait un dessin amusant.

Or les deux aires cérébrales en question sont également activées par des émotions complexes, comme l’amour, le désir ou le sentiment de culpabilité. Etant donné qu’intuition et émotions interviennent dans nos rapports sociaux, John Allman soupçonne que ces deux zones du lobe frontal jouent un rôle dans les jugements rapides (et parfois erronés) que nous portons sur les autres. Selon lui, l’humour «intellectuel» contribuerait à raffiner notre intuition et à nous rendre capables de mieux interagir socialement. «Je pense, dit-il, que nous venons d’identifier le mécanisme en jeu.»

Si c’est le cas, nous aurions tout intérêt à nous abonner aux revues humoristiques.

A ne pas oublier!

Mais, selon les psychologues, les bienfaits de l’humour ne s’arrêtent pas là. Tout d’abord, il stimule la mémoire. Les publicitaires le savent depuis longtemps. Au Québec, ce ressort est fréquemment utilisé, notamment par Bell, avec ses deux castors, ou par Hydro-Québec, avec ses prises de courant parlantes.

Mais il n’en existait aucune preuve vraiment solide avant 1994, quand le psychologue Stephen Schmidt a demandé à des étudiants de lire successivement des phrases comme «Avec l’âge, les raideurs se déplacent», puis leur équivalent en langage neutre, «Les hommes vieillissants sont susceptibles de souffrir, entre autres, d’arthrose et d’impuissance». Ses étudiants se sont bien mieux souvenus, et mot à mot, des versions humoristiques.

Le psychologue Ron Berk, qui a enseigné la statistique à l’université Johns Hopkins, a mis cette découverte en pratique en utilisant en classe blagues, exemples cocasses, gags et sketchs.

Au début de chaque semestre, il se présentait à ses étudiants, la chemise sortie du pantalon, un cigare à la bouche et une casquette de baseball sur la tête, en compagnie d’une collègue d’allure un peu guindée, impeccablement habillée.

«Je suis Oscar et voici Felice, annonçait-il tandis que jouait en arrière-fond le thème musical de Drôle de couple. Nous allons discuter avec vous de relations psychologiques et sociales.»

Le ridicule de la situation faisait s’esclaffer les élèves, mais les aidait aussi à comprendre un important concept statistique au fur et à mesure qu’ils faisaient la liste des ressemblances et des différences entre les deux personnages incarnés par le couple.

Ron Berk a publié une série d’études qui montrent l’influence positive de l’humour sur l’apprentissage. Selon le psychologue, les étudiants obtiendraient même de meilleurs résultats à des examens dont les instructions sont rédigées sous une forme humoristique. Il a détaillé ses méthodes d’enseignement peu orthodoxes dans un livre intitulé Humor as an Instructional Defibrillator (L’humour comme défibrillateur pédagogique).

Développez votre créativité

L’humour peut aussi délier l’esprit, lui permettre de jouer avec les idées et de débrider sa créativité. Des années d’études psychologiques, où l’on commençait par faire rire les participants avant de leur demander d’inventer de nouvelles manières d’utiliser une brique, tendaient déjà à le prouver.

Mais certains restaient sceptiques, si bien qu’en 1987 Alice Isen, professeure de psychologie professionnelle à l’université Cornell, a décidé d’en réaliser une version améliorée afin de mesurer la créativité de ses étudiants de 1er cycle. Elle les a mis au défi de fixer une bougie allumée sur un mur de liège.

Plus précisément, elle et ses collègues leur ont fourni une bougie, des allumettes et une boîte de punaises, et leur ont accordé 10 minutes pour venir à bout de la tâche. Ceux qui n’y voyaient rien d’amusant s’évertuaient sans succès à attacher la bougie au mur avec une punaise.

«C’est infaisable, dit Alice Isen, à cause du diamètre de la bougie. Et, de toute façon, le liège prendrait feu.»

Mais les participants qui venaient juste de regarder de vieilles séries comiques à la télévision étaient trois fois plus susceptibles de trouver cette solution ingénieuse (et la seule possible): sortir les punaises de leur boîte et épingler celle-ci au mur afin qu’elle serve de bougeoir.

En 2005, Barbara Fredrickson, docteure en psychologie, a obtenu des résultats similaires en montrant aux sujets de son expérience des vidéos soit de pingouins à la démarche comique, soit de simples bâtons. Les participants que les pingouins avaient amusés manifestaient ensuite une ouverture d’esprit beaucoup plus grande.

Les résultats de ces expériences ont convaincu les psychologues qu’amusement et autres sentiments positifs amenaient les gens à penser plus librement et à faire preuve de créativité et d’imagination quand il s’agissait de résoudre un problème.

En résumé, il semble qu’en développant notre humour, en jouant, en explorant, nous en venons à mieux nous comprendre nous-même, ainsi que les autres et le monde qui nous entoure. Mieux encore, cette transformation est durable et nous aide dans les moments difficiles. Ne perdez donc aucune occasion de rire pour libérer votre esprit et votre intelligence. Au fait, connaissez-vous l’histoire des deux vers de terre qui flirtent sur un canapé?

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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /Mai /2007 19:28
Cerveaux de riches contre cerveaux de pauvres
Posté le 14 mai 2007 à 12:00:00 CEST par ben
 
     
     
  Neurologie newtoon a écrit : Cette expérience de psychologie confirme ce que l'on devine d'instinct. Pour un riche, un petit montant d'argent ne compte pas comme pour un pauvre.

Ce sont des psychologues de l'université de Cambridge qui ont réalisé cette étude. Il ont annoncé à 14 volontaires qu'ils auraient 40 cents à chaque fois qu'ils passeraient un test sur ordinateur. On montrait alors à un volontaire une des deux images abstraites sélectionnées. L'image correcte serait suivie d'une image de la pièce à gagner et la mauvaise par une image brouillée de la pièce.

Les chercheurs avaient demandé aux volontaires de montrer qu'ils savaient que l'image de la pièce venait ensuite en pressant un bouton plus longtemps afin de faire savoir qu'ils en étaient vraiment sûrs. Le raisonnement des chercheurs était que plus les volontaires apprenaient rapidement la tâche à effectuer, plus cela signifiait que la récompense de 40 cents était importante aux yeux du volontaire testé.

On a noté que les revenus des volontaires allaient de rien à environ 50 000 euros. La moyenne était d'environ 16 000 euros. Les chercheurs ont bien vu durant les tests que les volontaires aux revenus les plus modestes apprenaient à réaliser la tâche 3 fois plus rapidement que les volontaires les plus riches.

Cette expérience a été également réalisée en se servant de l'imagerie médicale (scanner IRM). Trois zones du cerveaux s'allumaient durant l'apprentissage et cet « allumage » était plus rapide chez les personnes aux revenus modestes.

Ces résultats semblent indiquer ainsi que les personnes riches ne voient pas la même valeur des petites pièces que les personnes aux revenus modestes.

Votre richesse affecte votre réponse vis-à-vis des petites valeurs d'argent. Les chercheurs vont maintenant essayer de savoir si les personnes riches apprennent plus rapidement lorsque la récompense est plus grande.

Sources : Imaginascience, Sciencenow
 
 
Cerveaux de riches contre cerveaux de pauvres
Posté le 14 mai 2007 à 12:00:00 CEST par ben
 
     
     
     
 
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